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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Jeu Fév 02, 2006 5:18 pm Sujet du message: Les enjeux cachés de la crise iranienne |
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Diplomatie
Les enjeux cachés de la crise iranienne
L’escalade de la tension entre puissances atlantistes soucieuses de contrôler les dernières réserves d’hydrocarbures et la République islamique d’Iran se poursuit. Sous pression britannique, les membres permanents du Conseil de sécurité sont convenus de redéfinir les relations entre l’Agence internationale à l’énergie atomique et l’ONU. Ce compromis devrait faciliter la tâche aux tenants de la confrontation armée, cependant la Russie et la Chine jouent la montre. En effet, Vladimir Poutine s’apprête à dévoiler un projet d’envergure qui résoudrait définitivement le problème de la prolifération nucléaire tout en garantissant le droit légitime de toute nation à disposer de l’énergie atomique à des fins civiles.
1er février 2006
Depuis
Paris (France)
Pays
Iran
Thèmes
Questions nucléaires
Iran : les atlantistes déjà en guerre
Le ministre des Affaires étrangères chinois Li Zhaoxing (2è à gauche) et son homologue russe Sergueï Lavrov (2è à droite) à Londres, le 31 janvier 2006, mettent au point les détails de leur stratégie commune après le dîner ministériel privé sur l’Iran.
(Photo Xinhua - Cheng Min)
L’affrontement entre grandes puissances à propos de l’Iran se poursuit à fleurets mouchetés. Depuis décembre 2002, les Etats-Unis accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique en violation du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Ils tentent d’obtenir une condamnation formelle de l’Iran par le Conseil de sécurité, qu’ils interpréteraient comme un blanc-seing leur permettant d’attaquer la République islamique [1].
Une main-mise de Washington sur l’Iran signiferait une prise de contrôle militaire de la rive Est du Golfe et de la rive Sud de la Caspienne, de leurs réserves pétrolières et gazières, estimées l’une et l’autre comme les secondes du monde [2]. D’ores et déjà, les États-Unis ont pris le contrôle militaire d’une partie du bassin de la Caspienne et du couloir permettant de relier cette zone à l’Océan indien (Afghanistan, Pakistan). Ils ont également pris le contrôle militaire de l’essentiel du Golfe (Arabie saoudite, Irak). À la fin de cette opération, Washington devrait donc être le maître des principales zones d’exploitation actuelless d’hydrocarbures et des principales réserves restant à exploiter. L’économie mondiale serait entre ses mains et son pouvoir ne souffrirait pas de partage.
Au stade actuel du conflit, les grandes puissances sont divisées face aux imputations états-uniennes. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont convaincus d’un projet nucléaire militaire iranien. Ils s’appuient sur des rapports des services de renseignement états-uniens. Dans des documents confidentiels, ceux-ci affirment que Téhéran travaille à un Green Salt Project visant à développer un lanceur et des têtes de missiles nucléaires. Au contraire, la Russie, la Chine et l’Inde considèrent que le programme nucléaire iranien est purement civil [3]. Ils se fondent sur la fatwa prononcée par le Guide suprême, l’ayatollah Ali-Hosseini Khamenei, condamnant la fabrication, la détention et l’usage de la bombe atomique comme contraires à l’éthique islamique.
Objectivement, la distinction du TNP entre nucléaire civil autorisé et nucléaire militaire prohibé n’est plus pertinente en l’état actuel des techniques. Le savoir-faire et les installations civiles peuvent rapidement trouver un usage militaire. Une lecture sévère du TNP conduirait à interdire à tout État de se doter d’une industrie nucléaire civile, tandis qu’une lecture laxiste du traité ouvrirait la porte à une prolifération généralisée. Ce débat n’étant pas tranché, il est impossible de résoudre sereinement le cas iranien, et c’est précisément ce flou que les Etats-Unis entendent exploiter pour arriver à la guerre [4].
Cependant, il existe peut-être un moyen de clarifier cette situation. Une méthode particulière d’enrichissement de l’uranium, jusqu’ici incomplètement maîtrisée, permettrait de distinguer à nouveau usage civil et militaire. La Russie s’est efforcée de la mettre au point et se propose donc d’en faire bénéficier non seulement l’Iran, mais toute la communauté internationale. Ce devrait être une des trois grandes propositions du président Poutine lors du sommet du G8 qu’il présidera cet été à Saint-Petersbourg.
La faisabilité de ce projet doit être démontrée. La Russie fabriquerait le combustible nucléaire sur son territoire dans des usines construites conjointement avec les États bénéficiaires et sous contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Des protocoles détaillés restent à élaborer pour garantir les intérêts des divers protagonistes. Si ce projet était mené à terme, l’ensemble des relations internationales s’en trouveraient bouleversées. La Russie apportant la sécurité énergétique au monde éclipserait l’autorité des États-Unis qui satisfont aujourd’hui leur sécurité énergétique au détriment du reste du monde.
L’Iran a élevé son ambition nucléaire civile jusqu’à en faire le symbole de son indépendance face au colonialisme anglo-saxon dont il a tant souffert [5]. Contrairement à une idée longtemps répandue dans la presse atlantiste, cette ambition n’est pas le fait d’une faction du pouvoir iranien, mais fait consensus dans toute la société. En outre, si la République islamique a abandonné son rêve d’expansion de la révolution khomeyniste, elle entend aujourd’hui jouer un rôle moteur dans le mouvement des non-alignés en cours de revitalisation. Aussi entend-elle partager sa revendication avec d’autres et faire triompher le droit à une industrie nucléaire civile non seulement pour elle-même, mais pour tous.
Loin de porter sur la seule question de l’avenir de l’Iran, le jeu diplomatique en cours porte donc sur l’équilibre international et la prétention états-unienne, réaffirmée hier dans le discours sur l’état de l’Union, à assumer seul le leadership mondial.
Tout au long des années 2004-2005, les différents protagonistes ont multiplié les manœuvres. Une troïka européenne (France, Royaume-Uni, Allemagne) était censée jouer les bons offices entre Washington et Téhéran ; elle demanda aux Iraniens un gel de la situation pour finalement pencher nettement du côté états-unien. L’Iran, après avoir accepté un moratoire de deux ans et demi sur ses recherches, les a reprises le 10 janvier 2006, considérant qu’il avait assez attendu pour montrer sa bonne volonté tandis que les Européens n’avaient fait aucune proposition sérieuse. La position russe était devenue illisible, le ministre des Affaires étrangères laissant entendre qu’il se rangeait au point de vue de ses homologues occidentaux, avant de se faire publiquement remettre en place par le président Poutine qui rappella son attachement à une solution pacifique. Enfin, dans les dernières semaines, de nombreux voyages diplomatiques ont permi aux dirigeants russes, chinois et iraniens d’élaborer une stratégie commune.
Ce dossier a brutalement évolué avec l’organisation par le Royaume-Uni, le 30 janvier 2006, d’un « dîner ministériel privé », réunissant les ministres des Affaires étrangères britannique, français, allemand, russe, états-unien et chinois. Au cours de la réunion, le britannique Jack Straw a proposé que l’AIEA porte l’affaire devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies, première étape du processus vers la guerre. Ses homologues russe et chinois ont fait valoir qu’une telle décision n’avait aucune base juridique en l’état. Confiant dans la faisabilité de son projet d’enrichissement d’uranium, la Fédération de Russie souhaitait juste « jouer la montre » le temps nécessaire à la mise au point d’un protocole d’accord avec l’Iran, un à deux mois selon les experts. Les convives ont conclu le dîner en définissant un agenda que chaque partie interprète comme une victoire : la semaine prochaine, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA ne transmettra pas le dossier iranien au Conseil de sécurité puisqu’il n’en a pas le pouvoir, mais lui remettra un rapport demandant que soient adoptées des mesures renforçant son autorité de sorte qu’il puisse le faire à l’avenir.
Ce compromis permet aux États-uno-Européens de maintenir la pression et aux Russo-chinois de gagner du temps. Savoir qui l’a emporté ce soir-là dépend de l’idée que l’on se fait d’un verre demi-plein ou demi-vide.
Dans la pratique, en supposant que le Conseil de sécurité donne pouvoir de saisine au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, celui-ci ne pourrait l’actionner que lors de sa réunion suivante, le 9 mars.
Les Iraniens ont feint de ressentir ce marchandage comme un possible lâchage de leurs amis russes. Il se pourrait néanmoins qu’ils aient obtenu par écrit l’assurance que la Fédération de Russie opposerait son veto au Conseil de sécurité en cas de résolution autorisant la guerre.
Quoi qu’il en soit, les Iraniens se sont empressés de battre le rappel de leurs partenaires du mouvement des non-alignés. Le président Mahmoud Ahadinejad a obtenu par téléphone le soutien de son homologue sud-africain Thabo Mbeki (l’Afrique du Sud, qui avait fabriqué la bombe atomique avec Israël lors du régime d’apartheid, y a renoncé depuis). L’Indonésie a multiplié les déclarations d’apaisement, tandis que le Venezuela et la Malaisie se préparent à recevoir le président iranien.
Simultanément, l’Iran prépare « un monde sans Israël, ni les États-Unis ». Téhéran espère avec optimisme mettre en place une bourse pétrolière qui refuse le dollar. Celle-ci fonctionne déjà de manière expérimentale. Si aucun État n’a officiellement annoncé qu’il y participerait, beaucoup encourageront des sociétés intermédiaires à y recourir. Or, le dollar est une monnaie hyperévaluée qui se maintient essentiellement parce qu’elle est la devise de transaction pétrolière [6]. Une telle bourse, si elle fonctionnait réellement, et même en ne traitant qu’un dixième du marché pétrolier, provoquerait un effondrement du dollar comparable à celui de 1939. La puissance états-unienne serait emportée par la dévaluation, et à terme Israël serait également en faillite.
Washington est donc dans l’obligation de peser de tout son poids sur les acteurs économiques internationaux pour qu’ils rompent avec Téhéran. À défaut de guerre, les Etats-Unis doivent au moins parvenir à imposer un isolement économique de l’Iran.
Paradoxalement, aucune de ces deux options ne semble jouable. L’US Air Force et Tsahal ne peuvent raisonnablement pas bombarder les sites nucléaires iraniens, car ceux-ci sont entretenus par des conseillers et techniciens russes. Frapper l’Iran serait déclarer aussi la guerre à la Russie. Au demeurant, si des frappes étaient possibles, l’Iran ne manquerait pas de riposter sur Israël avec les dévastateurs missiles Thor M-1 que la Russie lui a vendus. Et les chiites d’Irak mèneraient la vie encore plus dure aux forces d’occupation. Dans le cas où les États-Unis préféreraient utiliser le blocus économique, celui-ci serait contourné par l’Iran via son accord privilégié avec la Chine. Cependant, il priverait « l’Occident » d’une partie de son approvisionnement en pétrole, provoquant une hausse de 300 % du cours du baril et une vaste crise économique.
En définitive, l’issue de cette épreuve de force dépend de la capacité de chaque protagoniste à adapter son calendrier à celui des autres. Tandis que l’administration Bush pousse avec entêtement vers une confrontation qu’elle n’a pas les moyens de livrer et dans laquelle elle risque de perdre son autorité.
[1] Voir les articles « Le duel Washington-Téhéran », par Thierry Meyssan, Voltaire, 6 septembre 2005, et les Tribunes et Décryptage « Iran : la diabolisation avant quoi ? », Voltaire, 16 janvier 2006.
[2] Pour de plus amples renseignements sur les réserves d’hydrocarbures, voir nos articles « Le déplacement du pouvoir pétrolier » et « L’avenir du gaz naturel ».
[3] Voir notamment, dans notre rubrique « Tribunes et Décryptage » : « L’Iran et la Russie souhaitent renouer avec l’Europe de l’Ouest », Voltaire, 22 septembre 2005, ainsi que l’article « Face aux États-Unis, l’Iran s’allie avec la Chine », Voltaire, 17 novembre 2004.
[4] Voir l’article « François Géré : « La position iranienne à propos du nucléaire est légitime », par François Géré, Voltaire, 22 mai 2005.
[5] Voir notamment l’article « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Voltaire, 10 juin 2004.
[6] Voir l’article « Le talon d’Achille des USA », par L.C. Trudeau, Voltaire, 4 avril 2003. _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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Trailmaker

13 Mar 2005 Messages: 263
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Posté le: Jeu Fév 02, 2006 9:55 pm Sujet du message: Re: Les enjeux cachés de la crise iranienne |
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| Citation: | [quote="creecree"]
Simultanément, l’Iran prépare « un monde sans Israël, ni les États-Unis ». Téhéran espère avec optimisme mettre en place une bourse pétrolière qui refuse le dollar. Celle-ci fonctionne déjà de manière expérimentale. Si aucun État n’a officiellement annoncé qu’il y participerait, beaucoup encourageront des sociétés intermédiaires à y recourir. Or, le dollar est une monnaie hyperévaluée qui se maintient essentiellement parce qu’elle est la devise de transaction pétrolière [6]. Une telle bourse, si elle fonctionnait réellement, et même en ne traitant qu’un dixième du marché pétrolier, provoquerait un effondrement du dollar comparable à celui de 1939. La puissance états-unienne serait emportée par la dévaluation, et à terme Israël serait également en faillite.
Washington est donc dans l’obligation de peser de tout son poids sur les acteurs économiques internationaux pour qu’ils rompent avec Téhéran. À défaut de guerre, les Etats-Unis doivent au moins parvenir à imposer un isolement économique de l’Iran. |
J'ai trouvé ça au sujet de cette nouvelle bourse pétrolière.
| Citation: | 27 janvier 2006
[Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain. L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. ]
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Je vous conseils de lire l'arcticle au complet à cette adresse.
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3214 |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Ven Fév 03, 2006 5:07 am Sujet du message: |
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Merci Trail..j'ai imprimé pour les gens de mon millieux...Ça và faire toute un plat ( Je suis cook)  _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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PouvoirAuPeuple

08 Mai 2004 Messages: 8365 Québec
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Posté le: Ven Fév 03, 2006 5:58 pm Sujet du message: |
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En effet, il semble bien que c'est une guerre des Pétro-Dollars Vs l'Euro... n'oublier pas... l'Angleterre n'utilise pas l'Euro.... mais en plus l'Iran veut faire une bourse du pétrole et en Euro... une menace pour le Dollars U.S.
| Citation: | Petrodollar Warfare: Dollars, Euros and the Upcoming Iranian Oil Bourse
"This notion that the United States is getting ready to attack Iran is simply ridiculous...Having said that, all options are on the table."
-- President George W. Bush, February 2005
By William R. Clark
08/08/05 "MM" -- -- Contemporary warfare has traditionally involved underlying conflicts regarding economics and resources. Today these intertwined conflicts also involve international currencies, and thus increased complexity. Current geopolitical tensions between the United States and Iran extend beyond the publicly stated concerns regarding Iran's nuclear intentions, and likely include a proposed Iranian "petroeuro" system for oil trade. Similar to the Iraq war, military operations against Iran relate to the macroeconomics of 'petrodollar recycling' and the unpublicized but real challenge to U.S. dollar supremacy from the euro as an alternative oil transaction currency.
It is now obvious the invasion of Iraq had less to do with any threat from Saddam's long-gone WMD program and certainly less to do to do with fighting International terrorism than it has to do with gaining strategic control over Iraq's hydrocarbon reserves and in doing so maintain the U.S. dollar as the monopoly currency for the critical international oil market. Throughout 2004 information provided by former administration insiders revealed the Bush/Cheney administration entered into office with the intention of toppling Saddam.[1][2] Candidly stated, 'Operation Iraqi Freedom' was a war designed to install a pro-U.S. government in Iraq, establish multiple U.S military bases before the onset of global Peak Oil, and to reconvert Iraq back to petrodollars while hoping to thwart further OPEC momentum towards the euro as an alternative oil transaction currency ( i.e. "petroeuro").[3] However, subsequent geopolitical events have exposed neoconservative strategy as fundamentally flawed, with Iran moving towards a petroeuro system for international oil trades, while Russia evaluates this option with the European Union.
In 2003 the global community witnessed a combination of petrodollar warfare and oil depletion warfare. The majority of the world's governments – especially the E.U., Russia and China – were not amused – and neither are the U.S. soldiers who are currently stationed inside a hostile Iraq. In 2002 I wrote an award-winning online essay that asserted Saddam Hussein sealed his fate when he announced on September 2000 that Iraq was no longer going to accept dollars for oil being sold under the UN's Oil-for-Food program, and decided to switch to the euro as Iraq's oil export currency.[4] Indeed, my original pre-war hypothesis was validated in a Financial Times article dated June 5, 2003, which confirmed Iraqi oil sales returning to the international markets were once again denominated in U.S. dollars – not euros.
The tender, for which bids are due by June 10, switches the transaction back to dollars -- the international currency of oil sales - despite the greenback's recent fall in value. Saddam Hussein in 2000 insisted Iraq's oil be sold for euros, a political move, but one that improved Iraq's recent earnings thanks to the rise in the value of the euro against the dollar. [5]
The Bush administration implemented this currency transition despite the adverse impact on profits from Iraqi's export oil sales.[6] (In mid-2003 the euro was valued approx. 13% higher than the dollar, and thus significantly impacted the ability of future oil proceeds to rebuild Iraq's infrastructure). Not surprisingly, this detail has never been mentioned in the five U.S. major media conglomerates who control 90% of information flow in the U.S., but confirmation of this vital fact provides insight into one of the crucial – yet overlooked – rationales for 2003 the Iraq war.
Concerning Iran, recent articles have revealed active Pentagon planning for operations against its suspected nuclear facilities. While the publicly stated reasons for any such overt action will be premised as a consequence of Iran's nuclear ambitions, there are again unspoken macroeconomic drivers underlying the second stage of petrodollar warfare – Iran's upcoming oil bourse. (The word bourse refers to a stock exchange for securities trading, and is derived from the French stock exchange in Paris, the Federation Internationale des Bourses de Valeurs.)
In essence, Iran is about to commit a far greater "offense" than Saddam Hussein's conversion to the euro for Iraq's oil exports in the fall of 2000. Beginning in March 2006, the Tehran government has plans to begin competing with New York's NYMEX and London's IPE with respect to international oil trades – using a euro-based international oil-trading mechanism.[7] The proposed Iranian oil bourse signifies that without some sort of US intervention, the euro is going to establish a firm foothold in the international oil trade. Given U.S. debt levels and the stated neoconservative project of U.S. global domination, Tehran's objective constitutes an obvious encroachment on dollar supremacy in the crucial international oil market.
From the autumn of 2004 through August 2005, numerous leaks by concerned Pentagon employees have revealed that the neoconservatives in Washington are quietly – but actively – planning for a possible attack against Iran. In September 2004 Newsweek reported:
Deep in the Pentagon, admirals and generals are updating plans for possible U.S. military action in Syria and Iran. The Defense Department unit responsible for military planning for the two troublesome countries is "busier than ever," an administration official says. Some Bush advisers characterize the work as merely an effort to revise routine plans the Pentagon maintains for all contingencies in light of the Iraq war. More skittish bureaucrats say the updates are accompanied by a revived campaign by administration conservatives and neocons for more hard-line U.S. policies toward the countries…'
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http://www.informationclearinghouse.info/article9698.htm _________________ Le pouvoir au peuple pas aux mains des banquiers et leurs sbires! |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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fidoda
16 Nov 2005 Messages: 736
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Posté le: Dim Fév 05, 2006 10:19 pm Sujet du message: |
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| oil for blood |
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Gintonik

18 Aoû 2005 Messages: 1047 Chine
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Sylz Loin
08 Déc 2005 Messages: 2015
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Posté le: Mer Fév 08, 2006 2:24 am Sujet du message: |
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Iran's really big weapon
By MARTIN WALKER
UPI Editor
January 19, 2006
http://www.upi.com/InternationalIntelligence/view.php?StoryID=
20060118-052333-1392r
In accordance with Title 17 U.S.C. Section 107, this material is distributed without profit to those who have expressed a prior interest in receiving the included information for research and educational purposes.
WASHINGTON, Jan. 18 (UPI) -- The prospect of a mushroom cloud rising from the Dasht-e-Lut, Iran's Desert of Stones, may not be Tehran's greatest threat to international stability. A successful test of an Iranian nuclear weapon at some point in the next few years may prove less destabilizing than a simple free market economic measure that Iran is said to be planning for March of this year.
Tehran is preparing to open a bourse, a mercantile exchange and potentially a futures market, where traders can buy and sell oil and gas, along the lines of the International Petroleum Exchange (IPE) in London and the NYTMEX in New York.
The differences are first, that this one would price its energy in euros, not dollars, and second, that it would not use West Texas Intermediate or Brent Crude (from the North Sea) as its standard oil for pricing. It would use a Persian Gulf-produced oil instead.
So what? This sounds like a minor change, and possibly even a useful one, broadening the choice among traders and consumers in the kind of way that Adam Smith, the 18th century father of modern capitalism, would have recommended.
Not so. This could be a far more profoundly punishing blow to American interests than Iran's ability to manufacture a crude atom bomb that would have little credibility until it became small and stable and reliable enough to be delivered on some putative target.
The relationship between the oil price and dollar is intimate and important, and very useful to the dollar's highly profitable status as the world's reserve currency. The prospect of a rival bourse and futures market opens the intriguing possibility, beyond hedging the future oil price, of profitable arbitrage between the euro and the dollar.
And if oil and gas are to be denominated in more than just one currency, why not open the trade to others? Why not denominate the price of a barrel of oil in Japanese Yen, or in Chinese yuan, the currency of the world's second biggest oil importer?
Why not, in short, end the monopoly rule of the almighty dollar?
Such a move would not be welcomed in Washington, which swiftly moved after the fall of Baghdad in 2003 to reverse Saddam Hussein's impudent decision to start selling Iraqi oil for euros, rather than dollars. After all, the great benefit of running the world's reserve currency means that if all else fails, the United States Treasury can just print more and more of the stuff and pay for its oil imports that way.
There are, naturally, limits to the degree to which the United States can debase its currency, as the world found with the first great OPEC price rise of 1973, when the price per barrel tripled. This is usually attributed to the political decision by Saudi Arabia and other Arab oil producers to punish the United States for its decisive support of Israel in the Yom Kippur War. That is partly true, but the crucial OPEC decision was as a direct result of President Richard Nixon's Aug. 15 decision to end the dollar's link to the gold standard.
The dollar declined in value, which meant the OPEC producers received less value for their oil. So at their Beirut meeting on Sept. 22, OPEC adopted resolution XXV:140, which resolved to take "any necessary action ... to offset any adverse effects on the per barrel real income of member countries resulting from the international monetary developments as of Aug. 15."
That was also the time when Sheikh Zaki Yamani, the Saudi oil minister, first mentioned the possibility of deploying the ultimate weapon of an oil embargo.
Most of the financial world is currently awaiting another, similar devaluation of the dollar, in response to the monstrous scale of current deficit on the U.S. current account. Writing in the Financial Times last week, Harvard Professor Marty Feldstein suggested that on the basis of the 1985-87 Louvre and Plaza devaluations, the dollar could fall as much as 40 percent or even more.
The markets simply do not know when. But should it come after an Iranian bourse is up and running, some very tidy sums could be made by those playing a dollar-euro trade on Tehran's energy futures market.
The Tehran bourse is listed as an objective for this year in Iran's current five-year plan. The Tehran Times reported July 26 that the final authorizations had been received for the bourse to go ahead. Mohammad Javad Asemipour, the technocrat and former deputy petroleum minister who has been charged with launching the bourse, has made a number of discreet scouting trips to London, Frankfurt, Moscow and Paris. Just after Christmas, he was quoted by the Iran Labor News Agency saying "transparency in oil transactions would be one of the advantages of having such an establishment "(the bourse), and adding that this would "allow dealers access to related information and promote equal trade opportunities."
Asemipour is an elusive type, but one who seems convinced that Iran can play off the European against the Americans, the euro against the dollar. Just over a year ago, he was quoted in the quasi-official Iran Daily saying that the Europeans have played "a beautiful game" with the United States during the years of sanctions, when they actively participated in economic projects, particularly in the energy sector, across Iran.
"In this game, the Europeans have pretended to be siding with America, whereas they got involved in business here and developed a sort of competition with the Americans," he said. "But in practice, they (the Europeans) have pursued their own interests." There is no shortage of officials in the Bush administration who nurture such suspicions of the French and Germans, despite what seems at the moment to be a common concern about Iran's nuclear ambitions.
The question now is whether the world's traders will come to a Tehran Bourse if and when it opens, bearing in mind that a similar idea in Dubai failed to gain much traction. But that was before oil prices reached $65 a barrel, and before the Dubai's partners in the Gulf Cooperation Council decided it was time to stop glowering at Iran as a potential enemy, and started to invite Tehran to their meetings as an observer. Before, that is, the Arab world began to judge that whatever the American intentions, Iran had become the real winner of the Iraq War.
The world could be about to change much faster than we think, whether or not Iran tests an atomic device. There are other, possibly more devastating weapons available that could hit a financially vulnerable American where it hurts most. _________________ L'Électron Libre |
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Gintonik

18 Aoû 2005 Messages: 1047 Chine
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PouvoirAuPeuple

08 Mai 2004 Messages: 8365 Québec
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 8:43 pm Sujet du message: |
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| Citation: | Les risques d’un monde plus instable, plus dangereux
Téhéran revendique le droit à l’énergie nucléaire civile
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) devrait discuter ce mois-ci, à nouveau, du dossier iranien, qu’elle pourrait décider de porter devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Et si la véritable raison des pressions américaines sur Téhéran était de créer un monopole occidental de production de l’énergie ?
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http://www.monde-diplomatique.fr/2005/11/SAFDARI/12906
Est-ce que l'Iran menace le monde avec la possibilité du nucléaire ou il dérange le marché du pétrole????
 _________________ Le pouvoir au peuple pas aux mains des banquiers et leurs sbires! |
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Jean Moulin

30 Jan 2005 Messages: 7396 PROGRESSISTE
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 9:03 pm Sujet du message: |
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| PouvoirAuPeuple a écrit: | Est-ce que l'Iran menace le monde avec la possibilité du nucléaire ou il dérange le marché du pétrole????
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l'Iran menace le monde avec la possibilité du nucléaire
Si l'Iran abandonne son programme militaire alors il n'y aura pas d'intervention. Aissi simple que ca.
Le truc sur la bourse du pétrole c'est une fabulation de votre part, on en parle même pas dans la presse arabe.
De toute facon il n'a jamais été question d'envahir l'Iran, mais plutôt de neutraliser ses installation nucléaire. Détruile une centrale nucléaire ne changera rien à se supposé projet de bourse. _________________ Un blogue, des opinions: ManuMilitari.net |
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PouvoirAuPeuple

08 Mai 2004 Messages: 8365 Québec
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Etienski libre penseur

22 Juin 2005 Messages: 3297 ici maintenant
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 9:12 pm Sujet du message: |
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| Citation: | l'Iran menace le monde avec la possibilité du nucléaire
Si l'Iran abandonne son programme militaire alors il n'y aura pas d'intervention. Aissi simple que ca.
Le truc sur la bourse du pétrole c'est une fabulation de votre part, on en parle même pas dans la presse arabe. |
Alors tu peux m'expliquer pourquoi les États-Unis vont attaquer aussi vite qu'en Mars de cette année alors qu'il apparaît clair que l'Iran sera prête à avoir la bombe seulement en 2009 ?
T'es vraiment trop naïf Moulin, ton admiration pour les États-Unis t'empêche de voir qu'ils sont aujourd'hui les pires manipulateurs de médias, doublés d'impérialistes à l'appétit sans borne, ça fait longtemps que leur façade de morale est tombée, the american Dream is a nightmare.
Avec tout ça, on pourrait presque en venir à soupçonner le Président Iranien d'être l'homme de paille des États-Unis, ça expliquerait bien des choses. héhéhé  _________________ On n'est pas le produit d'un sol, on est le produit de l'action qu'on y mène (Félix Castan). |
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Jean Moulin

30 Jan 2005 Messages: 7396 PROGRESSISTE
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 9:44 pm Sujet du message: |
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| etienski a écrit: |
Alors tu peux m'expliquer pourquoi les États-Unis vont attaquer aussi vite qu'en Mars de cette année alors qu'il apparaît clair que l'Iran sera prête à avoir la bombe seulement en 2009 ?
T'es vraiment trop naïf Moulin, ton admiration pour les États-Unis t'empêche de voir qu'ils sont aujourd'hui les pires manipulateurs de médias, doublés d'impérialistes à l'appétit sans borne, ça fait longtemps que leur façade de morale est tombée, the american Dream is a nightmare. |
Tu sais quoi ?
Sur ce forum ont disait que durant l'été 2005 les USA allait rendre la conscription obligatoire et envahir l'Iran. On donnait des articles à la tonne, des "preuves" que des registres informatiques étaient montés pour la conscription. Que des opération militaire secrête avait déjà lieu en Iran.
J'ai ris de ces affirmations en disant qu'elle étaient pure fabulation.
Et tu sais quoi ?
L'été a passé et il y a eu ni conscription ni invasion de l'Iran...
T'es vraiment trop naïf etienski, ta haine pour les États-Unis t'empêche de voir qu'ils sont. _________________ Un blogue, des opinions: ManuMilitari.net |
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PouvoirAuPeuple

08 Mai 2004 Messages: 8365 Québec
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 10:52 pm Sujet du message: |
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Ben oui... quel beau pays gentil qui fabrique des preuves pour envahir un autre pays pour le pétrole... un pays qui a fait assassiné des centaines de gens en amérique latine et qui a fait et tenté plusieurs coup d'état contre de dirigeants démocratiquement élu... wow... bel exemple à suivre!!!! _________________ Le pouvoir au peuple pas aux mains des banquiers et leurs sbires! |
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Jean Moulin

30 Jan 2005 Messages: 7396 PROGRESSISTE
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 11:07 pm Sujet du message: |
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| PouvoirAuPeuple a écrit: | | Ben oui... quel beau pays gentil qui fabrique des preuves pour envahir un autre pays pour le pétrole... un pays qui a fait assassiné des centaines de gens en amérique latine et qui a fait et tenté plusieurs coup d'état contre de dirigeants démocratiquement élu... wow... bel exemple à suivre!!!! |
Et tu veux qu'on parle du pays dont la policie religieuse a forcer 15 filettes à mourir brûlée vive dans un incendies ? _________________ Un blogue, des opinions: ManuMilitari.net |
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Gintonik

18 Aoû 2005 Messages: 1047 Chine
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Posté le: Mar Fév 14, 2006 11:27 pm Sujet du message: |
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| Jean Moulin a écrit: | | PouvoirAuPeuple a écrit: | | Ben oui... quel beau pays gentil qui fabrique des preuves pour envahir un autre pays pour le pétrole... un pays qui a fait assassiné des centaines de gens en amérique latine et qui a fait et tenté plusieurs coup d'état contre de dirigeants démocratiquement élu... wow... bel exemple à suivre!!!! |
Et tu veux qu'on parle du pays dont la policie religieuse a forcer 15 filettes à mourir brûlée vive dans un incendies ? |
Bein oui, parce que dans la tête du raciste demeuré à LeMou, toute la culture islamique est contenue dans cette histoire sordide qui s'est passée en Arabie Séoudite, lequel pays, soit dit en passant, est super pote avec les États-Unis, notamment la dynastie Bush. |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Mer Fév 15, 2006 3:25 pm Sujet du message: |
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« L’avant-dernière chance de l’Iran »
La position russe sur le nucléaire iranien
par Sergueï Karaganov*
La Russie a retrouvé une influence internationale majeure.
Malheureusement, ses positions diplomatiques sont souvent déformées dans la presse atlantiste.
Soucieux de donner à ses lecteurs les clés nécessaires à la compréhension des grandes questions internationales, le Réseau Voltaire consacre ses différentes rubriques, aujourd’hui, aux positions et à la philosophie de Moscou sur la scène internationale.
Nous publions le point de vue de Sergueï Karaganov, président du Conseil de politique extérieure et de défense, sur la crise iranienne mystérieusement intitulé « L’avant-dernière chance de l’Iran ». Il demande à Téhéran d’accepter la médiation russe et, chose nouvelle, admet comprendre une volonté iranienne de se doter de l’arme nucléaire.
14 février 2006
Le conflit autour du programme nucléaire de l’Iran est entré en phase d’Endspiel. Pendant longtemps la troïka européenne, d’un côté, et la Russie, de l’autre, avaient essayé de convaincre l’Iran de renoncer aux volets du programme pouvant conduire, théoriquement, à la création de la bombe atomique. Les États-Unis avaient tenu le rôle du « méchant gendarme », mais ces dernières années ils avaient quelque peu assoupli leur politique.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) agissait parallèlement.
Ses inspecteurs remarquaient parfois des signes de recherches militaires dans les programmes de l’Iran ou de dissimulation de programmes mais, en règle générale, ils concluaient que formellement l’Iran ne sortait pas du cadre des engagements du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Cependant, ces derniers mois le refus de Téhéran de renoncer catégoriquement aux recherches nucléaires revêtant un caractère militaire potentiel et d’abandonner l’idée de créer des technologies pour enrichir l’uranium avait fini par convaincre la troïka que les dirigeants iraniens utilisaient tout simplement les négociations pour gagner du temps. La Russie a été la plus longue à se résigner. Pendant de nombreuses années elle avait stoïquement résisté aux pressions de l’Occident qui réclamait l’arrêt de la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, montrant ainsi qu’elle était un partenaire sûr. Nous livrions même des armements conventionnels.
Dans l’ensemble nous n’avons jamais cessé de considérer l’Iran comme un État ami, un partenaire géopolitique précieux dans la région.
L’Iran a réussi à réduire la croissance de la population, a créé, en complément à sa grande culture antique, un système d’enseignement relativement moderne, dès avant le boom pétrolier il avait obtenu une légère augmentation du PIB par habitant, ce qui contrastait fortement avec la situation dans la plupart des pays limitrophes.
Nous avions également proposé à l’Iran d’implanter en territoire russe une usine conjointe d’enrichissement d’uranium pour les centrales nucléaires iraniennes, de manière à affranchir l’Iran de tout soupçon de vouloir créer l’arme atomique.
Des négociations avaient été engagées mais, d’après ce que l’on sait, sans beaucoup de succès. Nos propositions avaient été repoussées, ensuite les pourparlers avaient repris, puis Téhéran avait proposé d’inclure la Chine dans le projet.
Parallèlement d’abord chez les experts et les politiques occidentaux, et ces derniers temps dans les milieux scientifiques russes, on a vu se former une opinion presque unanime selon laquelle la diplomatie iranienne ne vise qu’une chose : gagner du temps pour créer la bombe.
Les arguments avancés par les experts estimant que l’Iran avait besoin d’un programme nucléaire uniquement pour pouvoir l’utiliser en qualité de monnaie d’échange pour sortir de son semi-isolement et renforcer son prestige international ne sont plus aussi convaincants.
Téhéran nie avec véhémence vouloir accéder à la bombe. Seulement on ne le croit pas. Tout comme on ne fait pas confiance à tout pays ayant un système politique hermétique, tout comme on ne croyait pas les assurances de l’URSS quant à ses intentions pacifiques.
Pour Téhéran la situation a empiré après certaines déclarations du président iranien au sujet d’Israël. L’image entretenue de pays responsable a commencé à se dégrader rapidement.
Je tiens à être clair. Les Iraniens ont le droit moral de souhaiter disposer de l’arme nucléaire.
Ils vivent dans une région très dangereuse. Au sud il y a le Pakistan nucléaire, qui peut exploser à tout moment. A l’ouest il y a l’Irak instable avec des troupes américaines, plus loin c’est Israël, nucléaire lui aussi, et que Téhéran qualifie d’ennemi acharné. (Quoique, ici le problème relève dans une grande mesure de l’Iran lui-même qui se cherche des ennemis). Les Iraniens redoutent non sans raison l’attitude - injuste pour beaucoup - de la communauté internationale vis-à-vis d’eux. Ils n’ont pas oublié que pendant la guerre irano-irakienne tout le monde - les États-Unis et l’URSS - avait aidé l’Irak et observé un silence honteux lorsque ce dernier avait utilisé des armes chimiques contre les Iraniens.
Seulement le problème réside dans ce que l’accession de l’Iran à l’arme nucléaire n’est acceptable ni pour les États de la région, ni pour les grandes puissances, en premier lieu la Russie qui se trouve à proximité immédiate de lui et dans les limites de la portée des vecteurs iraniens éventuels de l’arme nucléaire.
Il est hautement probable que la nucléarisation de l’Iran inciterait l’Arabie saoudite et l’Égypte à créer elles aussi leur « bombe nucléaire arabe ». Il faudrait alors faire son deuil de la notion de stabilité stratégique à laquelle les anciennes puissances nucléaires sont parvenues en plaçant parfois l’humanité au bord d’un cataclysme mondial.
Le risque d’une guerre nucléaire aux conséquences imprévisibles décuplerait. On se demande comment Téhéran nucléaire se comporterait, ce qui se passerait si les éléments prônant la destruction d’autres États et le blocus du golfe Persique venaient à prendre le dessus au sein de la direction iranienne.
C’en serait définitivement fini du Traité sur la non-prolifération. Il faudrait s’attendre à tout moment à des frappes préventives, même avant que l’Iran n’entre en possession de l’arme nucléaire, quoique personne, pas même les Américains, ne songe à y recourir, parce que conscients de leur efficacité militaire limitée et de leur nocivité politique illimitée.
Dans cette situation, compte tenu des intérêts vitaux de notre propre sécurité, nous n’avions pas le droit moral de continuer à nous opposer aux pressions toujours plus fortes de l’Occident, à ses appels à transmettre le dossier iranien au Conseil de sécurité de l’ONU. Toutes les grandes puissances se sont mises d’accord pour que le 2 février l’AIEA informe le Conseil de sécurité de ce dossier. Son examen ne pourra commencer que dans un mois, après le rapport définitif de l’AIEA. Ce créneau de possibilités a été négocié par Moscou pour Téhéran, et même après cela du temps restera disponible avant l’introduction de sanctions éventuelles.
Maintenant la balle est dans le camp de Téhéran. Ses représentants disent que le transfert du dossier au Conseil de sécurité ferme la porte aux pourparlers. Ce n’est pas vrai. D’autres prétendent que cette concession ne serait pas tolérée par le Parlement et le peuple. Cet argument lui non plus n’est pas convaincant. Dans le contexte de la « démocratie dirigée » qui existe en Iran et du contrôle total exercé sur les grands moyens d’information les références à l’opinion n’ont pas de poids.
Téhéran est confronté à un défi historique et il va devoir y répondre rapidement. Soit l’Iran renonce immédiatement à son potentiel nucléaire militaire (par exemple en acceptant les propositions russes) en échange d’une sortie de son semi-isolement international, d’une reconnaissance en qualité de joueur responsable du monde nouveau. Dans ce cas les investissements afflueraient dans le pays, son potentiel économique et son prestige international grandiraient en conséquence.
Soit Téhéran poursuit son programme nucléaire à connotation militaire. Dans ce cas il y aura des sanctions, un entourage froid pour ne pas dire hostile, moins de possibilités de recourir à des ressources et aux technologies extérieures, un ralentissement du développement économique et la condamnation au retard. Et aussi l’attente permanente de frappes préventives contre les sites nucléaires et peut-être même contre l’infrastructure industrielle.
On voudrait beaucoup espérer que les héritiers de la merveilleuse culture perse, que l’élite intellectuelle sauront surmonter les vieilles offenses et suspicions et les vestiges du fanatisme religieux, sortir l’Iran du « carcan nucléaire » et ouvrir devant le pays la voie qui, en l’empruntant, fera de lui une grande puissance. Nous y sommes tous intéressés.
Sergueï Karaganov
Directeur adjoint de l’Institut de l’Europe, président du Conseil de politique extérieure et de défense.
lien:
http://www.voltairenet.org/article135565.html _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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Etienski libre penseur

22 Juin 2005 Messages: 3297 ici maintenant
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Posté le: Jeu Fév 16, 2006 4:04 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | T'es vraiment trop naïf etienski, ta haine pour les États-Unis t'empêche de voir qu'ils sont. |
Haine ??? Haine ??? Ben voyons donc... je ne hais personne moi, c'est quoi cette histoire la?
Je vois très bien qui sont les États-Unis....300 millions d'individus, dont certains se sont hissés aux sommets du pouvoir de manière machiavélique, quelques personnes qui, depuis quelques années, trompent, mentent, manipulent l'information pour arriver à leurs fins géostratégiques et assurer la dominance des États-Unis sur le reste de la planète pour un siècle...
Ça n'a rien de fumeuses théories conspirationnistes, si tu lis les journeaux, les discours de Geogres bush et que tu connais le moindrement la philosophie politique de son entourage, tu ne peux que douter constamment de la parole de cette administration corrompue.
Je continue de penser que tu n'arrives pas à te mettre en tête que les États-Unis du 20ème siècle ont changé et que cette administration continue de trahir les Américains et le monde entier. Ça n'a rien à voir avec une quelconque ''haine'' de ma part, c'est plutôt la lucidité d'un sceptique qui voit bien ce qui advient de ce pays qui fut autrefois le phare libertaire de l'humanité et, crois-moi, ça m'attriste aussi.
Avoue qu'il y a de quoi questionner les affirmations de cette administration et tenter de voir clair dans les stratégies à l'oeuvre présentement. Tout le monde sait qu'une guerrre ne se gagne pas seulement qu'avec des armes mais aussi et surtout avec une opinion publique derrière, pour appuyer les armes, sinon, c'est perdu d'avance. Les guerres sont toujours autant psychologiques que physiques et en faire abstraction est preuve de naïveté. _________________ On n'est pas le produit d'un sol, on est le produit de l'action qu'on y mène (Félix Castan). |
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Jean Moulin

30 Jan 2005 Messages: 7396 PROGRESSISTE
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Posté le: Jeu Fév 16, 2006 4:25 pm Sujet du message: |
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| etienski a écrit: | | Haine ??? Haine ??? Ben voyons donc... je ne hais personne moi, c'est quoi cette histoire la? |
Si tu te réserves le droit de m'accuser d'être en admiration devant les USA (pourtant sur mon blogue on m'accuse souvent d'être anti-américain) alors je me réserve le droit de dire que de ton bord c'est de la haine. _________________ Un blogue, des opinions: ManuMilitari.net |
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Etienski libre penseur

22 Juin 2005 Messages: 3297 ici maintenant
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Posté le: Jeu Fév 16, 2006 5:00 pm Sujet du message: |
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T'as le droit...on est dans un pays libre....mais je me dois alors de défendre mon intégrité en rétablissant les faits: Je ne ressens aucune haine pour les États-Unis.
Je suis plutôt triste et déçu de ce qu'y s'y passe et je soupçconne certains dirigeants de ce pays d'exploiter toutes les possibilités, même les plus discutables, pour installer l'hégémonie Américaine à long terme. Je ne hais pas Georges Bush, je ne l'aimes pas non plus, remarque, mais il n'y a pas de haine la dedans.
T'as le droit de dire le contraire remarque, t'as le droit de dire tout ce que tu veux, même des mensonges si ça te plaît. C'est juste dommage que nos dirigeants se le permettent aussi. _________________ On n'est pas le produit d'un sol, on est le produit de l'action qu'on y mène (Félix Castan). |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Jeu Fév 16, 2006 9:55 pm Sujet du message: |
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On a le gouvernement que l'on mérite...AMEN
 _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Jeu Fév 16, 2006 11:01 pm Sujet du message: |
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14 février 2006
Moscou demande des nouvelles des « armes de destruction massive irakiennes »
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré, lundi 13 février 2006, que Moscou souhaitait que le rapport de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (COCOVINU) sur les armes de destruction massive irakiennes soit soumis au Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette déclaration est intervenue au terme de la rencontre de M. Lavrov avec Demetrius Perricos, le président par intérim de la Commission des inspecteurs de l’ONU.
Une telle demande n’a rien d’innocente. En effet, la fédération de Russie souhaite ainsi replacer au centre de l’attention la propagande qui a entouré la question des armes de destruction massive en Irak avant l’invasion de l’Irak par la Coalition rassemblée autour des États-Unis. La Russie pourrait ainsi mettre en difficulté Londres et Washington au moment même où ces deux pays travaillent à la rédaction d’un projet de résolution sur le nucléaire iranien.
Cette demande intervient également au moment où les ministres des Finances du G8, organisation présidée par la Russie, travaillent à la possibilité d’étendre à « l’achat d’armes de destruction massive » les mécanismes existant de lutte contre le financement du terrorisme, comme le gel des comptes bancaires. Cette mesure est demandée par Washington qui veut l’utiliser contre Téhéran.
Lien:
http://www.voltairenet.org/article135564.html _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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PouvoirAuPeuple

08 Mai 2004 Messages: 8365 Québec
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Posté le: Sam Fév 18, 2006 5:13 am Sujet du message: |
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Bonne idée que de rappeler que c'est le même genre de manège qui a permis de "justifier" pour les membres de la coalition, l'invasion de l'Irak... et comme par hasard... les 2 pays comme d'autres d'ailleurs ont le fâcheux réflexe de vouloir se convertir à l'Euro, ce que Washington n'aime pas vraiment!
| Citation: | Dr. Paul Explains: US Paper Money and Iran's Oil Bourse
What is the basis of America's emnity for Iraq, Iran and Syria? Is it that they might give WMD to The Terrorists™, are the enemies of the state of Israel, or live on top of "our oil"? Is it the threat of a Global Islamo-Fascist Caliphate, because they're "evil doers," or simply the subjects of an American social engineering project to liberate the world?
Some have concluded that Saddam Hussein's real crime was denominating his oil sales in Euros in the fall of the year 2000, saying his switch challenged the preeminence of the US dollar.
There has been much debate lately on the matter of Iran's plans to open their own mercantile exchange, an oil bourse, and perhaps not coincidentally, talk of imminent war.
As John Pilger wrote earlier this week,
"[Blair] knows the real reasons for an attack and the part Britain is likely to play. Next month, Iran is scheduled to shift its petrodollars into a euro-based bourse. The effect on the value of the dollar will be significant, if not, in the long term, disastrous. At present the dollar is, on paper, a worthless currency bearing the burden of a national debt exceeding $8 trillion and a trade deficit of more than $600 billion. The cost of the Iraq adventure alone, according to the Nobel Prizewinning economist Joseph Stiglitz, could be $2 trillion."
The idea is that if Iran opens their own market and begins to denominate their oil sales in euros, it could cause the different governments of the world to divest some of their dollar holdings so that they can instead save euros for the large transactions, and that this could threaten the hegemony of the US dollar - which, of course, is just a lousy piece of paper backed up by police power.
If the world were to abandon the US dollar as the reserve currency, all those dollars would come floating home, causing massive inflation.
The government of Syria announced they were going to begin using euros for all their major international transactions on Monday.
There is disagreement among experts as to whether or not these moves by the last "rouge states" are really enough to disrupt the dollar's supremacy. For example, Antiwar.com regular contributor and Assistant Secretary of the Treasury under Ronald Reagan, Paul Craig Roberts, wrote to AWC director Eric Garris last weekend that he thought it unlikely:
"Oil is billed in dollars because the dollar is the world reserve currency. The dollar is not the reserve currency because oil is billed in dollars. The US is abusing the dollar's role as reserve currency. When a trusted alternative appears, the dollar is likely to lose its reserve currency role. Iran, however, cannot cause that transition."
Perhaps the real question is not whether Iran can cause the transition, but whether American politicians will let a major oil producing country set a bad example in front of the others. The real trouble for our criminal politicians is that, as PCR notes, "Today, US war-making capability is dependent on the rest of the world to finance it."
Ron Paul MD (R-TX), another Antiwar.com regular contributor and the only economist of the free market Austrian school in the US Congress, gave a speech [.wmv video file] on the house floor Wednesday, February 15, titled "The End of Dollar Hegemony," in which he explains how the Bretton Woods aggreement established the dollar as the world reserve currency, while at the same time transferring much of America's gold overseas, which resulted in the government under Richard Nixon defaulting in 1971, which ended forever the promise to pay gold to bearers of US dollars on demand, and switching our currency to government-monopoly money. At this point, Dr. Paul explains,
"Realizing the world was embarking on something new and mind-boggling, elite money managers, with especially strong support from U.S. authorities, struck an agreement with OPEC to price oil in U.S. dollars exclusively for all worldwide transactions. This gave the dollar a special place among world currencies and in essence “backed” the dollar with oil. In return, the U.S. promised to protect the various oil-rich kingdoms in the Persian Gulf against threat of invasion or domestic coup. This arrangement helped ignite the radical Islamic movement among those who resented our influence in the region. The arrangement gave the dollar artificial strength, with tremendous financial benefits for the United States. It allowed us to export our monetary inflation by buying oil and other goods at a great discount as dollar influence flourished.
This post-Bretton Woods system was much more fragile than the system that existed between 1945 and 1971. Though the dollar/oil arrangement was helpful, it was not nearly as stable as the pseudo–gold standard under Bretton Woods. It certainly was less stable than the gold standard of the late 19th century."
After describing the role likely played by Saddam's switch to the Euro in 2000 in the decision for "regime change," Paul reminds us,
"In 2001, Venezuela’s ambassador to Russia spoke of Venezuela switching to the Euro for all their oil sales. Within a year there was a coup attempt against Chavez, reportedly with assistance from our CIA. After these attempts to nudge the Euro toward replacing the dollar as the world’s reserve currency were met with resistance, the sharp fall of the dollar against the Euro was reversed. These events may well have played a significant role in maintaining dollar dominance.
It’s become clear the U.S. administration was sympathetic to those who plotted the overthrow of Chavez, and was embarrassed by its failure. The fact that Chavez was democratically elected had little influence on which side we supported."
And that,
"Though we don’t occupy foreign countries to directly plunder, we nevertheless have spread our troops across 130 nations of the world. Our intense effort to spread our power in the oil-rich Middle East is not a coincidence. But unlike the old days, we don’t declare direct ownership of the natural resources – we just insist that we can buy what we want and pay for it with our paper money. Any country that challenges our authority does so at great risk.
Once again Congress has bought into the war propaganda against Iran, just as it did against Iraq. Arguments are now made for attacking Iran economically, and militarily if necessary. These arguments are all based on the same false reasons given for the ill-fated and costly occupation of Iraq."
Eight out of Ten Americans, according to UPI, believe that Iran is a nuclear threat to the United States. Apparently the only thing standing in the way of the war with Iran is the fact that it would be at least as destructive to the American and world economy as about anything else we could do. Which brings up the question, as the War Party drives this country into the ground, are they trying to save the dollar or destroy it?
Either way, it's clear, Empire is a bad deal for America.
Read Ron Paul's speech here. |
http://www.antiwar.com/blog/index.php?id=P2651
Assez débile, non??????? _________________ Le pouvoir au peuple pas aux mains des banquiers et leurs sbires! |
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Gintonik

18 Aoû 2005 Messages: 1047 Chine
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Jean Moulin

30 Jan 2005 Messages: 7396 PROGRESSISTE
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Posté le: Mar Fév 21, 2006 11:33 am Sujet du message: |
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Ce n'est pas une "crise" entre les USA et l'Iran, c'est une crise entre la communauté internationale et l'Iran.
Très différent. _________________ Un blogue, des opinions: ManuMilitari.net |
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Etienski libre penseur

22 Juin 2005 Messages: 3297 ici maintenant
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Posté le: Mar Fév 21, 2006 11:35 am Sujet du message: |
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Interessant, Merci Gintonik. _________________ On n'est pas le produit d'un sol, on est le produit de l'action qu'on y mène (Félix Castan). |
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Gintonik

18 Aoû 2005 Messages: 1047 Chine
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Posté le: Mar Fév 21, 2006 7:04 pm Sujet du message: |
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| etienski a écrit: |
Interessant, Merci Gintonik. |
plaisir. |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Mer Fév 22, 2006 7:41 pm Sujet du message: propagande contre l’Iran |
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http://www.voltairenet.org/article135966.html
22 février 2006
Thèmes
Iran : les atlantistes déjà en guerre
Condoleezza Rice intensifie les efforts de propagande contre l’Iran
Comme nous l’avons démontré à plusieurs reprises dans notre rubrique Tribunes et décryptage, les médias occidentaux se livrent à une intense campagne de stigmatisation de l’Iran, simplifiant les problématiques de la question nucléaire pour la dépeindre sous le seul angle de la menace. Toutefois, cette propagande ne prend pas dans les autres parties du globe qui tiennent compte du fait que l’Iran ne viole aucun traité international.
Constatant, le 16 février 2006, devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat, qu’il serait difficile de convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU de mettre en place un système de sanctions internationales contre Téhéran, la secrétaire d’État Condoleezza Rice a demandé au Congrès les moyens d’intensifier la propagande en direction de l’Iran, afin de préparer une intervention militaire ou une opération de déstabilisation. L’administration Bush demande une rallonge budgétaire de 75 millions de dollars. Cette enveloppe devrait être principalement attribuée aux radios et télévisions iraniennes « indépendantes » émettant par satellite en farsi (50 millions de dollars). Washington devrait également financer l’opposition iranienne à hauteur de 15 millions de dollars via la National Endowment for Democracy.
Ces efforts viendront s’ajouter à ceux déjà déployés par le département de la Défense en termes de préparation psychologique au conflit et de manipulation des masses. _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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creecree

26 Aoû 2004 Messages: 4152 Montréal
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Posté le: Jeu Fév 23, 2006 3:55 am Sujet du message: Les atouts maîtres dont dispose Téhéran |
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http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=60316&provenance=zop.couverture
Les atouts maîtres dont dispose Téhéran
Derrière la rhétorique enflammée se cache une stratégie. Les Iraniens sont persuadés que les Occidentaux n’ont pas les moyens de s’engager dans un nouveau conflit.
Le monde a peur.
Inquiet, il considère l’escalade dans les tensions que sécrète le programme nucléaire iranien comme la preuve de l’irrationalité du président fondamentaliste Mahmoud Ahmadinejad. Vu d’Iran, en revanche, l’approche agressive du gouvernement s’explique par un calcul tout à fait rationnel : le prix du pétrole est à la hausse, les Etats-Unis sont débordés et occupés ailleurs, et Téhéran a les moyens de provoquer des troubles chez les alliés de Washington au Moyen-Orient. Autant de réalités qui s’additionnent en une combinaison redoutable, susceptible d’assurer le triomphe de la République islamique dans le bras de fer qui l’oppose depuis des mois à l’Occident. Autrement dit, la stratégie iranienne est peut-être dangereuse, mais il est inexact de dire qu’elle est folle.
Pour la plupart des Iraniens, l’orage international est encore loin. Le pays, qui a traversé guerre et révolution, qui est sous le coup de sanctions américaines depuis des décennies, a encore du mal à prendre la mesure des conséquences potentielles de la crise. Dans le Grand Bazar, le centre commercial traditionnel qui a contribué à financer la révolution islamique de 1979, l’ambiance est à un nationalisme extraverti. Les commerçants l’affirment : leur pays a le droit de développer son secteur énergétique nucléaire, c’est une question d’orgueil autant que de sécurité. Ils se demandent pourquoi une puissance régionale comme l’Iran, qui assure que son programme est à vocation pacifique, n’aurait pas le droit de se doter de la capacité nucléaire quand certains voisins, comme le Pakistan et Israël, y sont autorisés. “Si le monde entier peut avoir un programme nucléaire, et des armes, pourquoi pas nous ? Pourquoi nous harceler ?” entend-on dire souvent.
Pour la grande majorité des Iraniens, qui ont offert une victoire inattendue à Ahmadinejad lors de l’élection de l’an dernier, la vie est loin d’être aisée, en dépit de la richesse pétrolière de leur pays. Par conséquent, on peut se demander quel prix les Iraniens seraient prêts à payer pour un tel programme. A en croire certains, ils seraient prêts à se battre pour avoir le droit de posséder cette technologie. D’autres soutiennent que l’Iran devrait consacrer son énergie au développement économique au lieu de chercher à se procurer des technologies onéreuses qui risquent d’entraîner une rupture avec l’Occident. “C’est comme si on achetait une cravate avant d’avoir le costume”, raille un marchand de tapis. A Téhéran, les analystes considèrent que cette nouvelle politique nucléaire est appuyée par Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, dont dépendent en dernier recours les décisions politiques. Niant tout aventurisme, les responsables iraniens maintiennent que toutes les activités sensibles ont été interrompues pendant plus de deux ans, alors que Téhéran négociait avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, la “troïka de l’UE”. Ils rappellent que l’Iran n’a pas obtenu ce qu’il voulait, un accord qui lui aurait permis de préserver les principaux éléments de son programme. “Cette suspension avait pour but de faciliter un accord sur le combustible nucléaire. Or la proposition de l’UE abordait tout, sauf le combustible”, clame Ali Larijani, secrétaire du Conseil national suprême de sécurité, la plus haute autorité du pays dans le domaine nucléaire.
Téhéran a donc changé de tactique, pensant pouvoir arracher par une action unilatérale ce que les négociations n’ont pu lui donner. La perte d’influence des réformateurs et des “conservateurs pragmatiques” au sein du régime depuis la présidentielle de juin 2005 a favorisé l’adoption d’une attitude plus agressive.
“Le régime actuel estime que la politique iranienne a fait preuve de passivité sur le nucléaire face à l’agressivité européenne. Alors que notre politique visait à établir des relations de confiance et une stratégie à long terme avec l’Europe”, explique un ancien haut responsable, “ils (la nouvelle équipe) disent maintenant que l’Iran ne devrait pas accorder une grande importance à l’Europe et qu’il devrait s’adresser autrement à l’Occident.” Ce durcissement est devenu manifeste le 3 janvier dernier, quand Téhéran a annoncé son intention de reprendre “les recherches nucléaires”, y compris ses travaux d’enrichissement de l’uranium à petite échelle. Pour Nasser Hadianjazy, maître assistant à l’université de Téhéran, la confrontation arrive à point nommé puisqu’elle éclate en pleine hausse des prix du pétrole, ce qui favorise l’Iran. Par ailleurs, la direction iranienne est convaincue que les Etats-Unis et leurs alliés sont enlisés en Irak et croit qu’elle peut sortir gagnante du face-à-face. “Ils ont le sentiment que l’Occident n’est pas en mesure de les contrer et qu’il est hors de question pour lui d’avoir recours à l’option militaire, ajoute Hadianjazy. Ils pensent que les Occidentaux vont accepter un compromis.”
De leur côté, les Etats-Unis n’ont effectivement aucun intérêt à s’aliéner l’Iran, proche de la coalition chiite qui va dominer le nouveau gouvernement à Bagdad. Téhéran compte également d’autres alliés dans la région. Les membres du gouvernement ont à plusieurs reprises laissé entendre que des groupes soutenus par l’Iran seraient en mesure de poser des problèmes aux Etats-Unis. “L’Iran est présent en Irak, en Afghanistan, en Palestine. Les Occidentaux ont besoin de nous”, conclut un diplomate iranien.
Roula Khalaf
Financial Times
Frappes
Selon des informations obtenues par le quotidien britannique du dimanche The Sunday Telegraph, des stratèges du Pentagone se prépareraient à bombarder les sites nucléaires iraniens à partir de sous-marins équipés de missiles balistiques. “La Maison-Blanche continue certes de privilégier la voie diplomatique, note le journal, mais le président Bush n’a pas écarté tout recours à l’option militaire. Il a notamment réaffirmé le week-end dernier que les ambitions nucléaires de Téhéran ne sauraient être tolérées.” _________________ Qui prend sans laisser; prend laisse. |
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